Vendredi 17 avril 2009
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Le Vin des Dragons
Père Gabriel
Bunge
Le monde dans lequel nous vivons est depuis toujours caractérisé par la violence
entre personnes, contre soi-même, violence même contre la vie non encore née, violence aussi dans les relations entre les peuples et finalement contre la nature, notre milieu ambiant duquel
dépend, en fin de compte, notre existence. Depuis le meurtre d’Abel par son frère Caïn, c’est la loi de la violence qui règne.
Ainsi en est-il.
Entre les victimes, parfois éminentes, de cette agressivité se trouve un homme
qui a beaucoup réfléchi sur la «colère»: Évagre le Pontique, moine en Égypte (345-399). On trouve chez Évagre une doctrine très élaborée de la colère. Il est aussi le grand maître de la «prière»
et de la vie mystique, dont se sont inspirés – directement ou non – tous les maîtres spirituels postérieurs. Il enseigne que la faculté irascible, détournée dans une fausse direction, est la plus
grande ennemie de la vie spirituelle en général et de la prière en particulier. La combattre efficacement, c’est exercer la vertu opposée qu’est la charité chrétienne, qui, pour Évagre, se
manifeste comme longanimité, patience, et surtout comme «douceur».
L’enjeu est donc considérable. Celui qui se laisse prendre par la colère manque
sa véritable destinée de créature. Ce qui est en question c’est donc notre «dignité» de «créature raisonnable», dotée par Dieu de raison, par laquelle elle est capable de relation directe et
personnelle avec son créateur. Que reste-t-il à l’homme, en effet, s’il manque la destinée qui lui est propre?
=> 176 pages, 18 €
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Isaac le Syrien, Tome III
Dom André Louf
Isaac le Syrien naquit vers le milieu du viie siècle dans une région correspondant à l’actuel Qatar, dans le Golfe
persique. Il se fit moine, peut-être à Bet Abé, et y fut sacré évêque de Ninive, aujourd’hui près de Mossoul en Irak. Il déposa sa
charge au bout de cinq mois seulement “pour des raisons connues de Dieu seul”, puis il se retira dans la solitude sur la montagne dans le Kurdistan septentrional, parmi les autres anachorètes,
où il s’appliqua à l’étude des Écritures divines.
Dans ce nouveau recueil, Isaac s’adresse principalement aux solitaires qu’il faut
encourager dans leur projet de vie érémitique dont la louange constitue l’un des thèmes principaux de ces pages, l’autre étant celui de la miséricorde de Dieu pour les pécheurs, sur laquelle
Isaac est intarissable.
En outre, Isaac insiste longuement sur la justification non par nos œuvres, mais
par la seule grâce. Une petite œuvre de notre part suffit à Dieu car nous héritons le ciel grâce aux choses de Dieu, non pas grâce aux nôtres.
Le climat prépondérant des textes d’Isaac est celui d’un joyeux repentir que l’on
retrouve dans les fréquentes prières qui parsèment les discours.
=> 208 pages, 22 €